Team Globules

5 coureurs venant tous d’horizons très différents (marathoniens pros, chef d’entreprise, journaliste et informaticien) vont joindre leur enthousiasme et leur volonté pour participer dignement au Marathon des Sables du 23 mars au 2 avril 2007 et soutenir ainsi l'AFSE.

Interviews

Mardi 27 février 2007 2 27 /02 /2007 15:20

interview Ludovic Chorgnon

1. Pourquoi avoir accepté de participer à ce challenge ?

Pour partager ! Partager une aventure entre copains, partager une expérience du raid, du Sahara et du Marathon des Sables avec certains co-équipiers de haut niveau et pourtant novices en la matière, partager nos efforts pour soutenir une juste cause à savoir faire connaître l’AFSE et récolter des fonds pour des enfants et parents qui n’ont pas décidé de souffrir et dont l’effort n’est pas ponctuel mais quotidien, partager des instants de vie inoubliables avec des coureurs qui au fil des jours après l’effort expriment ce qu’ils ont au plus profond d’eux-mêmes, partager des joies, des peines et des émotions avec toutes celles et tous ceux qui n’ont pas la chance de vivre une telle aventure, car l’on sort forcément enrichi d’une telle expérience et cela se ressent dans sa vie de tous les jours.

Je n’oublie pas non plus que nous sommes des privilégiés, que ce soit physiquement, financièrement, socialement, … alors il faut apprécier à sa juste valeur une telle chance.

 

2. Comment avez-vous vécu aventure du Marathon des Sables ?

Comme à chaque fois que je participe à un raid pour la première fois, je gère façon " ceinture – bretelles " c'est-à-dire aucun risque pour être sûr de voir le bout et ne pas tomber dans un piège qui termine l’aventure plus vite que prévu. L’année dernière avec des températures inhabituellement chaudes et des tempêtes quotidiennes il y a eu 150 abandons qui ont touché toutes les catégories de coureurs, des 10 premiers jusqu’aux derniers.

Sinon je venais pour vivre des émotions fortes et là cela a dépassé toutes mes attentes. Je n’imaginais pas à quel point la richesse humaine de cette caravane allait me transpercer. Je suis aujourd’hui marqué à vie par les collègues de la tente 34 que je revois régulièrement alors que nous ne nous connaissions pas, mais aussi avec des coureurs et coureuses aux 4 coins de la France. L’ultra raid est toujours pour moi une occasion de faire une introspection pour se découvrir au plus profond de soi. On découvre dans l’extrême qui l’on est vraiment et ce qui nous anime vraiment, pas celui que l’on pense ou aimerait être. Le Marathon des Sables m’a permis de découvrir les choses et les gens auxquels je tenais par-dessus tout et pourquoi. Ca a changé ma vie, mon entourage peut en témoigner. D’ailleurs à ma descente de l’avion au retour j’ai tenu aussitôt des promesses que je m’étais faîtes au milieu du désert. Je dirai que par rapport à d’autres ultra, au Marathon des Sables j’ai découvert ce qu’était l’inutile, le superflu et l’essentiel dans la vie.

 

3. Quel va être ton rôle au sein de l’équipe ?

D’avoir comme tous les membres, donner le meilleur de moi-même pour que l’équipe Team Globules soit la plus en valeur possible. Ensuite je pense que comme Yves Barbeau que je vais pouvoir apporter mon expérience de l’ultra à nos 3 co-équipiers novices sur ce type d’épreuve. Physiquement, mentalement, et tactiquement je n’ai rien à leur apprendre, plutôt même à m’enrichir. En revanche sur des dizaines de détails qui peuvent faire la différence je vais pouvoir leur éviter pas mal de pièges, les rassurer sur certains points et leur expliquer tout ce qu’ils ne connaissent pas comme l’autosuffisance totale sur 1 semaine, l’orientation, la gestion et l’optimisation du sac, l’utilisation de certains matériels. Je vais pouvoir leur éviter tout le temps que j’ai consacré à découvrir et me rassurer avant ma première. Je m’attache aussi dans cette période pré-compétitive à les mettre en alerte sur certains points pour qu’ils ne gâchent pas leurs chances bêtement.

 

4. Comment te prépares-tu ?

Bizarrement j’ai l’impression d’en faire moins que d’habitude et d’être tout aussi bien. Je m’entraîne tous les jours comme toute l’année parce que c’est avant tout un exutoire et un équilibre dans ma vie. En revanche j’aligne peut-être moins de kilomètres pour plus de qualitatif. Je me sens vraiment bien et serein. C’est certainement l’expérience qui commence à parler. Je me suis quand même aligné sur le Grand Raid Sahara en Mauritanie fin janvier pour 230 km dans le sable en une semaine. Je voulais réviser mes gammes, tester quelques petites améliorations par rapport à mon équipement et ma gestion de course. Ce fut une réussite totale puisque malgré 3 semaines d’entraînement seulement j’ai fini 8ème sans la moindre douleur musculaire et j’ai tiré de nombreux enseignements qui serviront à toute l’équipe pour le Marathon des Sables qui nous attend. Sinon je pratique de plus en plus la natation et le vélo dans mon plan d’entraînement. Depuis que j’ai testé ces activités dans mon entraînement pour la Diagonale des Fous je ressens beaucoup moins la fatigue et les traumatismes de la course qu’auparavant.

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Mercredi 28 février 2007 3 28 /02 /2007 10:35

Interview Bruno LACROIX

Pourquoi avez-vous accepté de participer à ce challenge ?

Les raisons sont très diverses. La première, c’est de vivre enfin de l’intérieur une aventure que je vis par procuration en la couvrant pour Jogging depuis 6 ans. Cette envie est venue très vite, dès ma première incursion dans la course en tant que journaliste, en prenant compte de la dimension de cette épreuve. L’aventure, bien sur, mais aussi toute l’envergure humaine. Avec le calendrier 2007 favorable, qui séparait nettement le MDS du marathon de paris, l’occasion était belle. Et puis il n’y avait plus d’excuse.

Une autre raison fondamentale,  c’est de vivre ça " en famille ", avec des vrais amis passionnés. Et que Ludovic Chorgnon soit remercié ici pour avoir allumé l’étincelle et surtout entretenu le feu jusqu’à ce qu’on " signes tous.
Enfin, il ne faut pas oublier la dimension " utile " de la course. On a tous choisi de soutenir l’ AFSE et cette cause des enfants malades. Mettre notre bonne santé et notre possibilité de courir au service d’une cause noble.

Comment imaginez-vous vivre cette aventure ?

Franchement encore maintenant à un mois du départ, j’ai du mal à me transposer dans le sable. Mon seul lien concret entre l’équipe Globules et la course, c’est Yves, que j’ai vu en action il y a deux ans quand il faisait partie de l’équipe Jogging. Dominique, Philippe , je les fréquente toute l’année en course, et en dehors, Ludo aussi à un degré moindre, mais dans des cadres tellement différents. Le MdS, je ne l’imagine pas autrement que ce que j’en ai vu les autres années. Une course dure, exigeante, mais qui peut aussi tenir à des détails, notamment au niveau des pieds…

Quel va être ton rôle au sein de l’équipe ?


Euh… le cinquième au classement… qui arrive donc au camp pour se mettre les pieds sous la table, quand les cailloux sont enlevés de dessous les tapis de sol, quand le bois est rentré et que le feu n’attend plus que ma gamelle…. Mais les autres ne le savent pas encore. Sérieusement à part le lien d’information à entretenir avec notre Blog, Esprit Running et Jogging, je ne vois pas de rôle particulier à tenir. Mais les choses évolueront peut être au fil des kilomètres.

Comment te prépares-tu ?

Comme jamais ! Franchement je n’ai jamais été un acharné de l’entraînement, me contentant d’un service minimum pour entretenir un niveau moyen, entre les compétitions. En revanche je fais beaucoup de compétitions dans l’année, sur toutes les distances et tous les terrains. Je joins le plaisir de participer à l’utile pour le travail. Ça fait donc une trentaine de courses dans l’année.

Pour le mds, j’ai quand même opté depuis le début de l’année sur une préparation plus académique. J’en suis à 4/5 séances par semaine, en melant de la course à pied et du vélo, et en gardant des compétitions. J’ai fait le Raidnight 41 un trail/raid de nuit, organisé par ludo, avec le sac à dos du mds. J’en fais un autre dimanche prochain, entre les deux, j’ai fait un semi vallonné. Jusque là tout va bien…

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Vendredi 2 mars 2007 5 02 /03 /2007 09:44

Interview Yves Barbreau

 

 

1. Pourquoi avez-vous accepté de participer à ce challenge ?

Tous les challenges sont bons à prendre. À la fin du MDS de 2005, je n’avais dit plus jamais, car je n’aime pas faire 2 fois la même course. Mais cette course est tellement belle, alors lorsque Ludo m’a proposé de faire parti de sa dérama team, j’ai tout de suite accepté. L’aventure avec des champions d’exceptions est très intéressante. Voir l’approche et la préparation mentale de grands champions dans un contexte particulièrement difficile et si différent d’un marathon classique sera pour moi très riche d’enseignement. En plus, je suis très heureux qu’ils aient accepté de soutenir la cause de L’AFSE. Je remercie aussi la Caisse d’Épargne de soutenir l’équipe et l’AFSE.

2. Comment avez-vous vécu cette aventure du Marathon des Sables

J’ai vécu la précédente édition, comme une grande aventure humaine, car j’ai eu la chance de faire parti de l’équipe jogging. Cette course ne rend pas plus intelligent, mais surement un peu plus humain. Au-delà de la rencontre avec soi même lors des " coups de moins bien " de la souffrance quelquefois, souffrance que nous avons choisie et c’est un luxe, il y a une grande solidarité entre les coureurs. Cette solidarité est très forte dans l’équipe et même avec les autres coureurs, elle ne se retrouve que dans une course à étape. Dans un marathon tu arrives la veille, tu vas à une pasta partie, tu fais ta course et au revoir. Ici dans ce genre d’épreuve tu vis dans le groupe et tu partages tout, les joies, les pieds ensanglantés, les odeurs, pas la bouffe…..Le Bonheur… La course à pied n’est plus un sport solitaire, mais un sport solidaire, deux mots séparés par une seule lettre. Et puis il ya le plus beau que l’on ne peut pas décrire le désert, c’est magique !

3. Quel va être ton rôle au sein de l’équipe ?

Le touriste et le boulet. Derrière mes coéquipiers très affutés, je risque de plomber le résultat de l’équipe. La bonne nouvelle c’est que Philippe et Dominique auront le temps de débarrasser la tente des cailloux et des scorpions et d’aller chercher du bois pour le repas.

4. Comment te prépares-tu ?

Une préparation type marathon, une centaine de kilomètres par semaine, avec de la qualité c'est-à-dire du fractionné : de la VMA et du Seuil. Je rajoute 2 heures de fractionné en piscine, car je fais parti d’un club de triathlon et un peu de PPG. J’ai aussi inclus 2 semaines de montagne pour procurer des sensations différentes. Inclure un programme comme celui-ci quand on travaille demande une certaine organisation un peu stressante.

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